Internet vecteur d’une nouvelle culture mondiale ?

Communication au IVeme Colloque de Poissy « Humaniser la mondialisation » - (Poissy, 19 et 20 mars 2005)
lundi 21 mars 2005
par  Sébastien Canevet
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Il est probable que les interventions de l’ensemble des orateurs de ce colloque auront pour objet de déplorer la mondialisation et ses conséquences déshumanisantes.

Qu’il nous soit permis de prendre ici le contrepied de cette condamnation générale, et de souhaiter au contraire une certaine mondialisation, celle de la culture. Pas n’importe quelle sorte de mondialisation, pas n’importe quelle sorte de culture, mais une mondialisation de la culture quand même. La mondialisation du savoir, de la connaissance par l’intermédiaire de l’internet. C’est ce que nous nommerons ici la mondialisation numérique de la culture.

Vous savez que l’internet est, par définition, un réseau mondial. Jamais, à aucun moment dans l’histoire de l’humanité, il n’a été aussi facile d’envoyer des informations à l’autre bout de la planète, ou dans le bureau d’à coté. Jamais, à aucun moment dans l’histoire de l’humanité, il n’a été aussi facile pour un individu solitaire ou une association sans moyens d’être aussi médiatique qu’un Etat ou une multinationale. (L’internet est à cet égard le média du pauvre). L’objet de mon propos est de chercher à vous convaincre que l’internet, loin de creuser encore la fracture entre pays du Nord et pays du Sud, est au contraire une véritable opportunité pour les pays les moins avancés.

Je voudrais, pour commencer, chercher à lutter contre une idée reçue : l’idée selon laquelle les pays du Sud, manquant souvent du nécessaire, leur permettre d’accéder facilement à la toile mondiale serait du superflu. Seraient nécessaires l’accès à l’eau, à la satisfaction des besoins alimentaires, à la santé, peut être à l’électricité. Seraient superflus, l’internet, le téléphone portable... Cela peut paraitre frappé au coin du bon sens.

Bien sûr, la lutte contre la faim ou pour la santé sont, à l’évidence, des priorités. Est-ce à dire, pour autant, qu’il est ridicule d’équiper les pays émergeants en ordinateurs connectés à l’internet alors qu’ils n’ont pas toujours l’électricité ou l’eau courante sur l’ensemble de leur territoire. N’est-ce pas là privilegier le superflu, au détriment du nécessaire ?

Refuser (consciemment ou inconsciemment) d’aider les pays en voix de développement à s’équiper en NTIC [1], c’est refuser (consciemment ou inconsciemment) de les faire bénéficier d’un progrès avancé, tant l’idée que ces pays étant moins avancés que les notres, doivent succéssivement franchir toutes les étapes du développement, pour arriver enfin au notre (si tant est que notre modèle de société soit un exemple à imiter).

Il semblerait que nous trouvions en quelque sorte « immoral » de les faire bénéficier d’une sorte de « raccourci technologique » qui leur permettrait de griller les étapes, afin d’essayer d’arriver plus vite que nous à un état de développement comparable au notre.

Mon hypothèse est que l’internet peut aider notablement à réduire la fracture entre le Sud et le Nord.

 I - L’EMERGENCE D’UNE CULTURE MONDIALE NUMERISEE

L’internet réseau « tout terrain »

Parce que l’internet est un réseau qui est indépendant du vecteur technique qui le véhicule, il permet d’amener l’information numérique là où l’information traditionnelle ne passe pas, ou passe mal. Imaginez un médecin africain (je parlerai souvent de l’Afrique dans cette intervention, car c’est un continent que je connais bien, et pour le développement duquel je travaille depuis de nombreuses années, mais ce n’est qu’un exemple, largement transposable à l’ensemble des pays du Sud, tant les problématiques sont comparables) formé au Nord, en Europe ou aux Etats Unis. Revenu chez lui, il recevra plus ou moins facilement, et parfois pas du tout, les journaux médicaux auxquels il aura voulu s’abonner. C’est à dire que ce praticien sera coupé de toute source de mise à jour de sa formation scientifique.

La solution classique à cette situation serait la construction de bibliothèques, de centres de documentations, avec des ouvrages récents et des abonnements aux revues adéquates. Hélas, une telle solution est souvent financièrement hors de portée des pays du Sud, en raison du coût important de cette infrasctructure.

Parce que l’internet passe partout, par téléphone, par fibre optique, par satellite, il suffit d’un ordinateur relié au réseau, même par l’intermédiaire d’un simple modem, pour que notre médecin soit à nouveau en contact avec l’information médicale la plus avancée. Et même si le pays en question connait des problêmes d’alimentation en électricité, comme souvent en Afrique.

Je n’ai pas dis, ne me faites pas dire, qu’un ordinateur rempace une bibliothèque. C’est faux, et le bibliophile que je suis éspère que ce sera toujours faux. J’affirme en revanche que l’ordinateur peut pallier partiellement l’absence ou l’impossibilité d’accès à une bibliothéque utilisable (à jour et complète).

Le réseau permet de contourner, au moins partiellement, les handicaps structurels des pays émergeants. Par exemple, le sous équipement téléphonique est immense, il y a plus de lignes téléphoniques à New York que sur l’ensemble du continent africain, mais le téléphone portable permet de s’affranchir de l’obligation de construire un réseau téléphonique traditionnel. Résultat, il y a autant de téléphones portables dans les rues de Bamako que dans celles de Paris. Il est tellement meilleur marché de construire un relais qui alimente quelques milliers de télephones portables que de construire l’infrastructure filiaire qui permettrait d’équiper un nombre équivalent de téléphones fixes.

L’internet réseau du pauvre et media « tous-tous »

Parce que l’internet est le média du pauvre, il permet également aux pays du Sud de pouvoir, enfin, publier-emmettre eux aussi des informations.

Contrairement aux modes habituels de publication ou de communication, qui demandent des moyens substantiels pour exister, la publication via l’internet se fait à un coût dérisoire. (au minimum un ordinateur, un modem et un abonnement à un fournisseur d’accès).

Contrairement aux modes habituels de publication ou de communication, l’internet est un média « tous-tous ». Contrairement aux autres médias, presse écrite, radio, télévision, qui sont des médias « un-tous » ou « quelques’uns-tous », l’internet est un réseau, sur lequel chacun peut être à la fois receveur et émettteur d’informations.

Alors qu’on lit son journal, qu’on écoute la radio, qu’on regarde la télévision de façon passive, on peut en reavanche répondre à l’auteur d’un texte sur l’internet, ou devenir soi même son propre éditeur. Alors que la fugace illusion des radios « libres » du début des années ’80 a rapidement laissé place à de nouveaux empires de la communication, l’internet offre aujourd’hui une incroyable variété d’informations, produites par des structures de tous types, du simple particulier à la multinationale. Et la qualité et la pertinence desdites infos n’est que rarement en rapport avec les moyens de son auteur.

C’est dire que non seulement le Sud peut, plus facilement que jamais, accéder aux informations du Nord, mais le Sud peut aussi rendre sa propre culture accessible au Nord (exemple : les langues rares)

Au delà de la remontée de connaissances du Sud vers le Nord, j’affirme, je suppose, j’éspère que nous assistons à la naissance d’une opinion politique mondiale. Si la « force de frappe » économique des pays du Sud est négligeable, il existe en revanche une opinion publique au Sud, avec des ONG qui défendent l’environnement, les droits de l’homme, luttent contre la faim, etc...

 II - LES OBSTACLES A LA MONDIALISATION NUMERIQUE DE LA CULTURE

Il m’a paru important de faire le point maintenant sur les obstacles à la mondialisation numérique de la culture.

Il peut sembler paradoxal de prétendre que l’équipement (le sous-équipement) en ordinateurs n’est pas un obstacle important à la mondialisation numérique de la culture. C’est pourtant le parti qui sera pris ici.

  • D’une part, le nombre réduit d’ordinateurs n’est pas un réel obstacle dans une société où la mutualisation des ressources est profondément inscrite dans les habitudes (voir les télécentres) et ou une industrie locale d’assemblage existe déjà [2]. D’autre part, le renouvellement très rapide des ordinateurs (à l’européenne) n’est nullement une obligation. Si la loi de Moore [3] prédit empiriquement un doublement des performances du matériel informatique tous les dix huit mois, un ordinateur vieux de plusieurs années reste néanmoins tout à fait utilisable4. Enfin, il semble que le sous équipement en matériels informatiques des pays du Sud est le reflet de la différence de revenus entre le Nord et le Sud, et que cette différence est moins grande en matière numérique qu’en matière sociale, sanitaire, scolaire ou alimentaire. En d’autres termes, les écarts de connectivité sont nettement inférieurs aux écarts de P.I.B par habitant5.

Les véritables obstacles à la mondialisation numérique de la culture sont ailleurs. D’une part, il ne faut pas négliger l’impacte souvent négatif des règles de gestion de la propriété intellectuelle6, d’autre part la politique technique d’intercconnection entre réseaux.

La propriété intellectuelle

Il s’agit de la propriété intellectuelle qui est censée protéger les logiciels informatiques et celle qui protège les oeuvres lttéraires et artistiques.

* Le droit des logiciels (et le projet de brevetabilité)

Aujourd’hui, les logiciels informatiques sont protégés de la façon suivante : le code source (le programme informatique) est protégé par le droit d’auteur. En revanche, le principe même du logiciel n’est pas protégé. N’importe quel concurrent d’un éditeur de logiciels informatique peut produire un programme concurrent produisant les mêmes effets, à condition que le code source soit différent.

Le projet de directive européenne sur le brevet logiciel veut revenir sur la situation actuelle et permettre la brevetabilité des logiciels. En d’autres termes,

Cette brevetabilité est l’arme de guerre des principaux éditeurs informatiques mondiaux contre les logiciels libres. Ces derniers logiciels sont, contrairement aux logiciels propriétaires, librement (et gratuitement) diffusables, reproductibles et modifiables. La seule contrainte est de laisser ces programmes sous le régime juridique sous lequel leurs auteurs ont décidé de les placer.

L’enjeux de la brevetabilité v/ les logiciels libres est grand : le prix des logiciels représente dix à vingt pour cent du prix d’un ordinateur, et il est déjà aujourd’hui difficile d’acquérir un ordinateur sans logiciels7.

Les gros éditeurs informatiques, et au premier rang desquels Microsoft, lancent une campagne de dons de logiciels afin d’aider à "la promotion sociale" des pays.en développement8. Curieusement, les principaux bénéficiaires ont été les pays qui ont une politique volontariste de promotion des logiciels libres, comme l’Afrique du sud9 ou l’Inde10.

Qu’on ne s’y trompe pas, une fois une structure (université, entreprise Etat...) équipée avec un certain type de logiciels, il est infiniment difficile de l’en faire changer. Il s’agit simplement pour Microsoft d’empécher l’implantation de logiciels libres, en créant des pratiques et des habitudes d’utilisation11, bref, d’étendre le nombre d’utilisateurs de ses programmes, quitte à ce que cette extension soit gratuite dans un premier temps.

La firme de Redmond ne pratique d’ailleurs là qu’une politique d’extension de marché extrémement classique, mais elle conduit les pays les plus pauvres à finir par payer eux aussi leur obole au géant informatique, alors que la solution « logiciels libres » est non seulement bien meilleur marché, mais conduit en plus à un transfert de savoir faire, ce qu’interdit au contraire, par définition, le logiciel propriétaire, qui transforme son utilisateur en simple client régulier.

Il s’agit de choisir entre une offre de développement commercial pour Microsoft une réelle alternative de développement culturel, scientifique, technologique et économique pour les pays du Sud.

A ce sujet, la politique de profil bas de Microsoft vis à vis des critique semble désormais appartenir au passé. Rappelons, par exemple, que cette firme a attaqué (avant de se rétracter) en diffamation un haut responsable administratif sud américain12, qui avait osé comparer la multinationale à « un dealer de drogue qui offre gratuitement accès à Windows pour mieux rendre accros les jeunes utilisateurs. ».

* La propriété littéraire et artistique

La logique en matière de propriété littéraire et artistique est la même qu’en matière de droit des logiciels. Vous avez tous entendu parler des soi-disants « pirates » qui utilisent les réseaux « Peer to peer » pour pirater la musique, nuisant ainsi à la création artistique. Ca, c’est le discours officiel des industries culturelles. « Industrie culturelle », cette alliance de la carpe et du lapin, n’est en définitive choquante que lorsqu’elle a pour résultat de mettre en place une politique « culturelle » (et là, le mot est entre guillemets) qui doit tout à la logique industrielle et rien à la logique culturelle, ce qui est, hélas, le cas actuellement.

Et cette « politique » de l’industrie culturelle les conduit à lutter non pas contre les usages illégaux qui sont faits des outils numériques, mais contre les outils eux mêmes. Je m’explique : la lutte actuelle contre les internautes qui téléchargent de la musique en ligne, contre la présence de fichiers MP3 sur l’internet, etc... allant jusqu’à poursuivre et faire condamner leurs clients potentiels à de lourds dommages et intérêts et à les menacer de peines allant jusqu’à trois ans de prison13.

Cette lutte contre les outils qui servent à diffuser l’information, la culture, l’intelligence, est en définitive une lutte contre l’information, une lutte contre la culture, une lutte contre l’intelligence, du moins, celle qui ne vient pas des multinationales de l’industrie culturelle.

Quelles sont donc les conséquences de cette politique vis à vis du développement ? Puisque les pays du Sud sont les utilisateurs de la numérisation de l’information qui ont le plus à espérer de l’utilisation des nouvelles technologies, ce sont eux aussi qui ont le plus à craindre de cette diabolisation de la technique au nom des sacros-saints droits d’auteurs.

Enfin, sachez, qu’aux côtés de l’offre d’informations payantes en ligne, il y a une place pour le gratuit. Puisque la publication sur l’internet peut se faire à un coût très modique, il est possible de diffuser des informations gratuitement sur le réseau14.

L’interconnexion de réseaux (les accords de peering)

Ce titre réberbatif, aux relents purement techniques, dissimule un fait bien simple. Actuellement, quand un africain écrit à un américain ou à un européen, c’est l’Afrique qui paie ; quand un américain (ou européen) écrit à un africain, c’est encore l’Afrique qui paie, et quand un africain écrit à un autre africain, c’est toujours l’Afrique qui paie. Et dans les trois cas, l’Afrique paie à l’Amérique du nord ou à l’Europe.

C’est à dire que la structure actuelle du réseau est une pompe à devises du Sud vers le Nord.

L’explication de la cause de cette étrangeté nécessite quelques précisions terminologiques et techniques. L’internet s’est développé sur un principe fondateur : chaque opérateur (fournisseur d’accès) accepte d’interconnecter son réseau avec le réseau de ses voisins (souvent ses concurrents). L’accord mutuel consiste à véhiculer les données provenant des autres fournisseurs, qui s’engagent eux aussi à véhiculer les votres, ce qui a pour conséquence de rendre le trafic entre abonnés des réseaux interconnectés gratuit, d’augmenter la vitesse de transmission des données et de profiter des accords développés par ses voisins avec d’autres opérateurs. Ces accords se nomment en anglais des accords de « peering »15

Plus le nombre d’accords de peering est grand, plus celà diminue le coût pour l’opérateur. C’est ainsi que de très grands opérateurs, qui entretiennent de grosses infrastructures, ne payent presque pas la consommation de bande passente de leurs abonnés vers d’autres réseaux.

Cette petite parenthèse technique terminée, revenons à l’obstacle que constitue l’absence (ou la rareté) d’accords de peering dans les pays du Sud. Un rapport de l’OCDE16 qui cite l’exemple d’un échange entre un hôte internet au Costa-Rica vers un hôte au Yémen. Cet échange traverse les Etats-Unis, arrive en France où la main est passée vers l’Allemagne avant d’atteindre le Yémen. Il en conclue que, les réseaus utilisés appartenant à France telecom et à Téléglobe (Canada), il n’y a plus d’opérateur américain, et que toutes les autoroutes numériques ne mènent plus inévitablement aux Etats Unis.

Il y a pourtant encore beaucoup à faire. Lors d’une mission d’expertise à Cotonou en 2001, j’ai testé la connection internet unique au Bénin, elle se faisait en direction de la France. C’est à dire qu’un béninois écrivant à un burkinabais voyait son trafic transiter obligatoirement par la France, pour le plus grand bénéfice de l’opérateur français.

Il faut que les pays du Nord cessent d’utiliser la rareté des accord de peering entre pays émergeants comme une source de revenus supplémentaires, et qu’au contraire tout soit mis en oeuvre pour multiplier ces accords entre opérateurs locaux, quitte à diminuer les bénéfices des opérateurs du Nord.

Loin d’être un choix de techniciens, parfaitement neutre d’un point de vu politique, le maillage est un outil politique essentiel à la mondialisation numérique de la culture. Il faut héberger au Sud les contenus créés par le Sud, il faut ré-équilibrer les échanges numériques Nord-Sud.

Dans le monde des réseaux, il faut savoir que l’organe créé la fonction, au moins autant que la fonction créé l’organe. L’existence de points d’accès et de tuyaux cré la demande de la part des utilisateurs, car cette demande est virtuellement illimitée. Si la bande passante existe, elle sera toujours utilisée au maximum par ses utilisateurs, dont les usages ne sont limités que par la taille des « tuyaux ». C’est ce que je nomme le « darwinisme numérique ».

  CONCLUSION

Il y a, soyons clair, quelque inconscience de ma part à vouloir faire de la prospective en matière de développement. Comme disait l’humoriste, « Il est difficile de prévoir quoi que ce soit, surtout l’avenir. »

Rappelons nous les erreurs patéthétiques du passé plus ou moins récent en matière d’aide au développement.

  • Les maisons igloo en béton projeté, qui devaient faire disparaître les bidonvilles en Afrique sud saharienne (années soixante et soixante dix). Hélas, cela n’a pas fait reculer l’insalubrité de quatre ving pour cent des logements de Dakar.
  • Les livres scolaires d’occasion envoyés généreusement par la France au Sénégal, et qui tapissent des rayonnages sans clients dans les rues de Dakar. Hélas, le taux d’alphabétisation brut17 n’est au Sénégal que de trente cinq pour cent.

Prétendre que l’internet et les nouvelles technologies seraient la solution miracle, qui permettrait de résoudre instantanément l’ensemble des problèmes dûs au sous-développement relèverait, au mieux, d’une naïveté charmante, qui confinerait à l’irénisme, au pire d’une bétise dangereuse.

Pourtant, il y a une opportunité unique qui s’offre actuellement à l’humanité : mondialiser intelligemment la culture graâce au numérique.

Si nous ne veillons pas à cette mondialisation de la culture, d’autres y veilleront pour nous. Et si nous laissons passer la chance que nous offre actuellement les NTIC, demain il sera trop tard. La culture, ou ce qui en tiendra lieu, sera aux mains exclusives des multinationales de l’industrie culturelle, de l’audio-visuel et de l’informatique.

Notes

[1] Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

[2] Et qu’une intervention massive en dotation matérielle risquerait de destabiliser. En ce domaine, il semble que l’application de l’adage « Trade, not aid » soit judicieuse.

[3] Loi empirique formulée en 1965 par Gordon Moore, co-fondateur d’Intel, la loi de Moore prédit que les performances des équipements informatiques doublent à prix constant tous les 18 mois. Il est curieux de constater que, dans cet univers des nouvelles technologies de l’information et de la communication où les choses évoluent et se renouvellent à un rythme imprésionnant, de constater que cette « loi » vieille de 40 ans est toujours d’actualité.



Cette version n’a pas encore été relue. Merci d’excuser les fautes de frappe, d’orthographe, de grammaire et de français :-)


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