La machine Lamberthod

Retour sur une tentative d’automatisation de la production à Saint Claude.
mercredi 1er janvier 1000
par  Sébastien Canévet
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Contrairement aux pipes droites et courbes, dont la fabrication peut être largement faite au tour à bois, les pipes sculptées sont entièrement fabriquées à la main, ce qui interdit de les produire en série.

Encore en cours d’écriture, mais contient déjà quelques informations utiles

 Histoire de la machine de Lamberthod

Reprenant le principe de la machine déjà construite par Joseph Dalloz un demi siècle plus tôt, Louis Lamberthod (ci dessous) conçoit et fabrique sa propre version de la machine à sculpter les têtes de pipes, histoire d’automatiser au moins partiellement leur production.

Il imagine donc une version modernisée de la machine de Dalloz, avec un cadre plus moderne en métal à la place du bâti en bois. La fabrication des pipes sculptées Lamberthod commence à la fin du dix-neuvième siècle (une facture mentionne une médaille d’argent obtenue à Rouen en 1896).

A la fin des années soixante, cette machine est rachetée par Raymond Monneret, un pipier saint-claudien, à la soeur de Louis Lambertod. Cette machine est cependant trop usée pour pouvoir être remise en service. Il l’offre donc à un de ses amis également pipier, Olivier racine, qui la garde plusieurs décennies. Elle ne sert qu’à des démonstrations.

Cette machine a été mise en vente sur le bon coin voici quelques années pour la somme de quatre mille euros. Elle était accompagnée d’une trentaine de modèles, généralement en zamac, qui servaient d’originaux pour guider les fraises qui sculptaient les pipes.

 Principe de fonctionnement

Cette machine fonctionne sur le principe du pantographe : un palpeur est promené sur toutes les faces d’un modèle, ici la tête de mort.

Une série de quatorze fraises reproduit tous les mouvements du palpeur sur les ébauchons, par l’intermédiaire d’une série de cames et de leviers.

Une fois le processus terminé, le volume général de la pipe sculptée est ébauché. Ceci permet de raccourcir d’environ un quart le temps de travail nécessaire à la réalisation d’une pipe sculptée.

Le reste du travail se fait entièrement à la main : le "peignage", le perçage, le montage et les finitions. Tous les détails sont sculptés manuellement, ce que, bien qu’issues d’un modèle unique, toutes les pipes réalisées sont toutes différentes.

La qualité du résultat final dépend donc de l’habilité du sculpteur. Certaines sont discrètement signées.

Le marquage des pipes Lamberthod se présente généralement ainsi. l’inscription "made in France" en anglais montre la volonté d’exporter sa production. Il n’est pas étonnant de trouver des pipes Lamberthod ailleurs en Europe mais aussi aux Etats-Unis.



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